Quoi dire de la Cité universitaire Souissi I? c'est une résidence estudiantines non mixte qui a vu défilé un bon nombre d'étudiants et d'universitaires durant les trente ans de son existence, certains de ces derniers occupent des postes de responsabilité dans divers domaines.
être étudiant résident à la cité, c'est apprendre à cohabiter avec un compagnon de chambre puisque c'est des chambres doubles, il faut oublier le truc de "ma chambre" et de parler de "notre chambre", il faut trouver normal qu'on frappe à ta porte à minuit pour demander un truc simple qui aurait pu attendre pour demain ou juste pour discuter,
être résident à la cité c'est aussi acquérir une résistance à la soude "SODA" (savoir la digérer) et pouvoir se concentrer lors du cours de 14h sans s'endormir alors que tu viens de sortir du restaurant universitaire, ce qui est regrettable c'est que le menu du restaurant s'est dégradé au fil des années on y retrouve plus ni la quantité ni la qualité, résultat: tout le monde s'est mis à la "gamila" cuisinée à tour de rôle, puisqu'on a pas toujours le temps d'en préparer, de ce fait tout le monde se trouve obligé à mettre la main dans la patte et apprendre à cuisiner.
à la cité on ne se plaint pas du tapage nocturne du voisin puisque notre tour viendra un jour et personne ne se plaindra aussi ça fait partie des usages et coutume, on ne gâche la joie des autres lol, les goûts musicaux ne se discutent pas, écouter "système of a down" après minuit à plein volume ou "chaabi" à 7h du matin est tout à fait légitime.
être résident à la cité universitaire c'est recevoir la visite des forces de l'ordre au début du mois de Mai de chaque année, je ne comprend pas pourquoi ces cons choisissent de célébrer leur truc en pleine période des examens pour provoquer la descente des anti-émeutes avec leurs matraques, mais j'avoue que j'ai eu du plaisir à contempler la scène des accrochages qui ont duré jusqu'à 2h du matin en 2006 depuis ma chambre (pardon notre chambre lol) au quatrième étage.
être résident à la cité, c'est vivre dans un Maroc à échelle réduite, c'est côtoyer des étudiants de toutes les régions du pays, toute disciplines confondues, et découvrir leurs origines à travers eux, tout le monde est ambassadeurs de sa ville, fille comme garçons.
les étudiants ne se différent pas seulement par la province par laquelle ils sont issus mais aussi par leur "courant de pensée", c'est vrai qu'à mon époque il n'y avait plus de place au marxisme, au léninisme, au communisme ... mais les idées n'étaient pas pour autant uniformes, l'aspect organisationnel était faible, puisqu'on assistait à une INDIVIDUALISATION des convictions, les mouvements estudiantins (souvent à caractère politique non prononcé) sans les citer ne trouvaient plus de sens à leurs existence puisqu'ils avaient du mal à recruter des juniors, de ce fait leurs actions (grèves) étaient limitées et leur continuité étaient mise à l'épreuve.
Le campus (un petit espace de commerces et de cafés-restaurants) est le point de rencontre des étudiants de toute discipline par excellence après la limitation de l'accès à la buvette de la cité universitaire souissi II, une véritable plateforme d'échange et de mixage, c'est le lieu où l'ont peut revoir nos anciens amis inscrits dans d'autres écoles ou faire la connaissance de nouveaux autres.
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